Bangassou, le 4 janvier 2008.
Chers membres de ma famille, chers amis d’Auvergne et d’ailleurs,
Au moment de regagner Bakouma et Zacko après une semaine de repos à Rafaï et Bangassou, je vous écris pour vous souhaiter du fond du cœur une
HEUREUSE ET SAINTE ANNEE 2008 ! Heureuse malgré les soucis de la vie, les imprévus et les fardeaux trop lourds, heureuse quand même et malgré tout, parce que je sais
que chacun peut à la fois recevoir et donner ne serait-ce qu'’un tout petit instant de bonheur chaque jour. Sainte, je vous la souhaite aussi, cette année, afin que vous soyez, à votre manière
bien sûr, témoins de la présence de Dieu dans votre cœur et celui des jeunes et des adultes de notre temps. Sainte aussi parce que j’'ai l'intime conviction que L'’Esprit-Saint nous précède et
nous soutient dans tout ce que nous entreprenons et qui rend heureux les autres, et nous-mêmes aussi, ce qui n’est pas à négliger !
Je viens de vivre un premier trimestre passionnant auprès des prêtres, des religieuses, des chrétiens et de tant de gens divers de cette région de l’Est qui
correspond au diocèse de Bangassou. Je sais que la distance avec vous n'est pas toujours facile à vivre pour vous, vous comprendrez qu’elle n’'est pas toujours facile pour moi, vu l’'importance
des liens tissés avec chacun de vous. Je constate cependant qu’avec beaucoup d’'entre vous, nous avons inventé une nouvelle manière de communiquer, de nous tenir informés de ce que nous vivons au
quotidien.
C’est une joie de vous lire grâce au mail ou au courrier ! Et quand plusieurs semaines dans le Nord du diocèse ne permettent pas l'accès à quelque moyen
de communication que ce soit, vous imaginez quelle est ma joie de vous « retrouver » lorsque je m’installe au Cyber !
Cette année 2008 sera sans doute pour moi marquée par la construction du presbytère de Zacko, une maison plus confortable et mieux équipée que la case de
passage que j’occupe actuellement. Bien entendu, il faut simultanément réfléchir au déroulement des travaux du bloc opératoire, mais divers soucis techniques n'’en permettent pas la mise en
oeœuvre immédiate. Il y a aussi la taille de l’'église qui pose question : elle est vraiment trop petite, même pour les dimanches ordinaires. Et il n’y a pas de maison type centre paroissial
pour les rencontres ; en saison sèche, pas de problème, on vit dehors sous les arbres. Mais en saison des pluies, c'’est un problème.
Construire des bâtiments n’'a de sens que si on construit les coeurs, que si on aide les chrétiens à se construire une véritable personnalité liée au Christ.
J'’ai vécu 2 semaines passionnantes au moment de Noël, que j’ai consacrées aux rencontres individuelles, liées ou non au sacrement de Réconciliation. Je compte bien poursuivre cette forme
d’'accompagnement de la communauté dès ce mois, et engager des temps forts au long du carême qui commence le 6 février.
« Que le Dieu de l’espérance vous donne en plénitude la paix ! » je fais mienne cette salutation de l’apôtre Paul, et vous dis à
bientôt !
Ma prière vous accompagne, sachez que la vôtre me soutient !
Michel
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