JOURNAL DE BORD

Qui suis-je?

Ordonné prêtre en 1995, j'ai été envoyé par Monseigneur Hippolyte Simon comme « fidei donum » en République Centrafricaine, dans le diocèse de Bangassou.

Contacts

Un courrier à m'adresser?
Un mail à m'envoyer?

ABBE MICHEL CHIDAINE
S/C MGR AGUIRRE
DIOCESE DE BANGASSOU
MAISON COMBONI
BP 1372
BANGUI
REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE


abbemitch@yahoo.fr 

Rechercher

Recommander

 

DIMANCHE 16 DECEMBRE, 13h35

 

C’est de Zacko que je poursuis la rédaction de mon carnet de bord ; je suis dehors, à l’ombre d’un acacia, il fait 31°, le temps est sec, c’est la saison qui veut ça. C’est la première fois que j’emmène mon ordi ici. Il faut dire que 2 semaines sans lui, ça m’aurait paru long, surtout quant à la rédaction du carnet ! C’est d’ailleurs pratiquement la seule raison pour laquelle j’allume l’ordi.

Je suis arrivé ici mercredi 12, en voiture, avec à mon bord une quantité telle de matériel que je me demande encore comment tout ceci est rentré dans l’auto, avec en plus des passagers ! Ecoutez plutôt : un congélateur fonctionnant au pétrole (soit dit en passant, il ne fonctionne pas encore bien, j’ai vraiment du mal à le garder allumé, et j’ai les doigts qui sentent le pétrole en permanence…) il y avait dans cette même voiture un lit deux places, certes démonté mais volumineux tout de même, il y avait son matelas, il y avait une étagère (même remarque que pour le lit) et aussi ma grande cantine pleine de bazar, deux guitares électriques faites main pour la chorale de Kono, deux VTT, et des passagers avec leurs affaires. Il y avait une femme de Zacko qui rentre chez elle après un long temps d’hospitalisation à Bakouma, et deux Blancs : Blandine et Benoit. Ces deux lascars me font l’honneur d’être mes premiers invités français à Zacko ! Blandine est coopérante DCC depuis un an, elle enseigne au collège St Pierre Claver de Bangassou. Benoit est un de ses amis grenoblois venu la visiter pendant ce mois de décembre. Arrivés à Bakouma lundi avec Gaétan rentrant de la prise d’habits de Marcella à la cathédrale dimanche 9 décembre, ils viennent découvrir la région. Avec eux nous avons visité mardi le site archéologique de gravures rupestres de Lengo, PK 10 de Bakouma vers l’Est, et pris la route ce mercredi pour Zacko. Ils sont repartis en VTT hier pour Bakouma ; j’espère que tout s’est bien passé pour eux au long de ces 60 km de mauvaise piste. Je crois qu’ils ont été très contents de leur séjour. En tout cas pour moi, ce fut un plaisir de les accueillir ; on a visité jeudi avec Roger Kowoli le grand chantier de diamant et celui de l’or, puis Fungu. Le soir, on a diné chez Roger et Angèle. Vendredi, ils m’ont accompagné à Bamara. Pendant qu’ils visitaient le coin (cascade où Benoit s’est baigné, source, chantier, village) j’animais pour la première fois ici une rencontre de parents demandant le baptême pour leur bébé. Ils seront 9 à être baptisés dimanche 23 décembre lors de la première messe célébrée à Yanguchi, dans cette chapelle tout neuve que les gens ont absolument tenu à placer sous la protection de  « Saint-Michel ». Je suis un peu gêné par cette décision certes réfléchie entre eux, mais qui atteint quand même mon humilité. Je tacherai d’être à la hauteur de leur choix. Cette réunion des baptêmes s’est très bien passée pour moi, et pour tout le monde, je crois. Parce qu’en plus des parents et parrains marraines, il y avait dans la petite église tout un tas de gens venus écouter ce qui se disait : des enfants de CE, qui n’étaient pas encore en cours, des anciens, des jeunes, des amis des baptisés, près de 60 personnes se sont assises à l’ombre du toit de paille de leur église pour trois heures d’échange et de réflexion. Un des thèmes suscitant des questions est celui des manières de célébrer le baptême dans les différentes églises chrétiennes, qui sont légion ici ; « et pourquoi certains refusent le baptême des bébés ? » ; « et pourquoi certains rebaptisent-ils si on entre dans leur communauté en venant d’une autre église chrétienne ?» je suis rentré heureux de cette matinée à Bamara. L’après midi a été consacrée à la mise en marche du congélateur… sans grand succès ; pour les bières fraiches, prévoir un délai ! En soirée, bien éclairés seulement par la lune qui n’en est pourtant qu’à son premier quartier, nous avons longuement discuté tous les trois. Blandine et Benoit sont repartis en VTT hier matin vers 6h30, à la fraiche. Ces 5 jours avec eux à Bakouma et ici m’ont fait grand plaisir, j’ai vraiment aimé partager ce qui se vit ici, en étant avec eux sur le terrain ; j’attends avec impatience la rencontre de Rafaï !

Après leur départ, j’ai animé avec Benjamin, le chef catéchiste, la rencontre des parents dont les bébés seront baptisés la nuit de Noël ; ils sont 26 ! On en reparlera après l’évènement. Cette matinée dans l’église de Zacko fut là aussi très intéressante ; ce fut comme une grande catéchèse sur le sacrement en lien avec les autres sacrements de l’Eglise. L’après midi, comme chaque 15 du mois, Conseil Paroissial. La rencontre a été longuement consacrée à l’écoute d’un couple marié dont la situation s’est dégradée : convoqués par le Conseil, ils sont tenus de s’expliquer devant l’ensemble des membres présents, 35 personnes. Ils répondent aux questions des membres, s’expliquent sur tel agissement connu des voisins. Je ne suis pas habitué à ce genre de formule ayant pour objectif de remettre le couple sur les rails. Le Conseil en ses membres élus par la communauté a un rôle certain, reconnu de tous. Ceux qui sont convoqués pour  s’expliquer sur un sujet ne peuvent d’ailleurs se dérober. Est-ce que les questions, touchant d’ailleurs parfois au plus intime du couple, ce qui peut surprendre (!), est ce que les conseils prodigués par le président, le responsable Justice et Paix, et par moi-même, auront un effet constructif ? L’avenir le dira. Le positif dans cette démarche, c’est que la communauté essaye d’aider celui qui s’est égaré. « Quand un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui », écrit St Paul aux Corinthiens. La suite de la rencontre du Conseil a été consacrée à la construction du Bloc opératoire, ralentie à cause de changements dans plan prévu, suite à des remarques venant du Ministère Centrafricain de la Santé, et au chantier du presbytère, qui pourrait commencer un de ces jours. Pour ce chantier là, l’évêque s’est engagé à soutenir financièrement les groupements travaillant à la réalisation des briques et à la recherche de sable et de pierres. Il faut cependant veiller à ne pas démobiliser ces mêmes gens travaillant bénévolement pour le chantier du Bloc. J’ai apprécié qu’on y réfléchisse ensemble et de manière constructive (c’est le cas de le dire…).  Hier soir, fatigué, je me suis couché à 20h, et ai émergé ce matin à 5h30 pour achever mon homélie ; je n’ai d’ailleurs pas utilisé le texte que j’avais écrit, mais me suis appuyé sur la saynète que les scouts ont exécuté après la lecture de l’évangile, et qui concernait le ministère de Jean-Baptiste. Les gens ont beaucoup ri, moi aussi, et j’ai pu développer ce qu’est la vraie conversion du cœur, en ce temps de l’Avent. Après la messe, je me suis transformé en commerçant Lourdais proposant des croix, des médailles, des chainettes, des dizeniers, et le fameux calendrier jubilaire édité à l’occasion du 10è anniversaire de l’épiscopat de Mgr Aguirre ; « deux photos par page de chaque mois de l’année 2008, le tout 300 f, c’est pas cher ! » « non, je ne vends pas les pages séparément » « non, on ne peut pas discuter le prix pour le baisser, je suis intraitable (ou presque) » « oui, il y a l’abbé Gaétan en photo, et même le petit presbytère de Zacko ! » bref, c’est surtout l’occasion de discuter avec des tas de gens ! Il faut quand même que je vende les 450 que Mgr m’a remis, mais Noël approche, je devrais y arriver.

 

JEUDI 20 DECEMBRE, 19h40

Assis devant la maison de Zacko, au clair de lune, je me repose ! J’ai vécu une super journée sur la route du Nord : parti à vélo après la messe de 6h, en fait à 7h20, vu les « divers » à régler (« mon abbé » qu’ils disent ici avec affection, et ils ajoutent toujours un truc de dernière minute…) j’ai rejoint Yanguhoda vers 8h10, où j’ai salué quelques paroissiens, puis j’ai achevé la première partie du périple à Bamara, où j’ai passé la matinée entre rencontres et confessions des petits et des grands, des jeunes et des moins jeunes. Carte de baptême en main, ils entrent un par un dans la petite église où je me tiens pour les accueillir et les écouter au nom du Seigneur. Parfois, les situations douloureuses demandent que je m’attarde un peu. Il y a notamment tout ce qui concerne le mariage chrétien : tous ceux et celles qui vivent en couple, qu’il y ait ou non des enfants, sont exclus des sacrements tant que le mariage chrétien n’a pas été célébré. Cela ce comprend tout à fait dans la règle de l’Eglise qui précise, entre autre, qu’un sacrement en appelle un autre, qu’un sacrement refusé par le catholique empêche l’accès aux autres. Mais là où se pose le problème, c’est que chaque situation, certes particulière, trouve comme caractéristique commune que le conjoint ou la conjointe non catholique refuse le mariage religieux catholique, ce qui exclut automatiquement de tout sacrement le catholique pourtant en demande. Je ne vais quand même pas prêcher pour le divorce afin que le catholique libéré puisse se confesser et communier à la messe ! J’ai pris l’initiative, à l’occasion de la venue du Christ au milieu de nous et en nous, d’inviter chaque catholique à se confesser pour pouvoir communier à Noël, interpellant particulièrement ceux qui en sont exclus en temps ordinaire du fait de leur situation matrimoniale. Je décèle chez beaucoup une joie profonde d’être ainsi accueillis et nourris des sacrements. Ce vaste sujet fera surement l’objet de débats entre prêtres du diocèse. Après le café local et les beignets maison, vers 11h30 j’enfourche mon VTT et poursuis la piste ; j’arrive 6 km plus au Nord à Yanguchi, où m’attendent les paroissiens de la toute nouvelle chapelle dédiée à Saint-Michel… là encore, confessions en nombre, et échange sur le déroulement de la messe de dimanche, où s’enchevêtrent bénédictions des lieux et des objets, et baptême des bébés du secteur. Les éléments s’ajustent tranquillement, puis après la vente de croix et de chapelets dont je suis devenu un expert (plus dur en marchandage que moi tu meurs !!!), on nous amène 5 cuillères et une petite marmite de riz récemment récolté ici même. 5 personnes dont je suis (heureusement, parce que j’ai vraiment faim !) se regroupent autour de la petite table où est arrivée la petite marmite, et chacun plonge sans trainer sa grande cuillère pour se rassasier, en espérant qu’il en restera quand la bouchée aura été avalée ; à ce moment là, plus question de conversation, ce sont ceux qui parlent le moins qui en mangent  le plus ! Le dessert est un excellent extrait local de régime de bananes. Jules, le catéchiste catéchumène, me parle de son baptême qu’il peut enfin célébrer après 15 ans d’attente, puisqu’il vient de payer à sa belle famille la dote prévue lors de l’installation avec sa femme, elle aussi catholique et déjà baptisée. Je me réjouis avec lui, et l’assure de ma présence active à leurs côtés pour les accompagner. 14h30, il est temps de reprendre la piste direction Zacko, si je vaux m’arrêter en chemin et néanmoins arriver avant la nuit. Petites haltes à Bamara puis Yanguhoda, et j’arrive à Zacko vers 16h30 ; j’en profite pour traverser les quartiers du centre, où je me perds allègrement, ramené chaque fois sur le bon chemin par les gens amusés de me voir revenir par ces sentes qui séparent leurs maisons de celles des voisins. Arrivé à la maison, je trouve Aimé qui me ramène mon linge qu’il a bien voulu laver ce matin. Je me précipite à Fungu, et me délasse dans l’eau chaude où se tiennent une dizaine de jeunes et d’enfants. Nous échangeons sur divers sujets, puis je rentre, heureux de cette journée originale.

 

DIMANCHE 23 DECEMBRE, 20h10

 

Ces pages du carnet de bord risquent de vous paraitre être écrites dans un joyeux désordre, et vous n’avez pas tord ! Mais il y a une explication à cela : c’est le problème de l’énergie ; en effet, mon panneau solaire souple, qui ressemble à un tapis de sol, développe bien du 12 volts à la sortie, mais l’ampérage est trop faible pour que le convertisseur travaille en direct ; je l’ai branché à la batterie, et là même constat, la charge en volt dans la batterie est bonne, mais il manque surement la puissance nécessaire pour que le convertisseur s’active et charge l’ordi portable. Après avoir phosphoré autour de la question, j’ai emprunté le panneau solaire mobile « en dur » de la chorale, et j’ai rechargé la batterie de la maison, et aussi l’ordi grâce au convertisseur, et cela n’a posé aucun problème. J’apprends la patience, une fois de plus, et doit encore en user pour ne pas passer le frigidaire à pétrole par la porte (vu le poids, il faut être au moins quatre costauds !) je suis encore loin de vous accueillir avec une bière bien fraiche !

J’ai rédigé avec le peu d’énergie qui restait dans l’ordi la page concernant la journée du jeudi 20 décembre ; maintenant que c’est bien chargé, je reprends le fil.

Lundi, j’ai passé la matinée à l’école publique voisine, rencontrant le directeur et chaque maitre-parent dans sa classe, saluant les élèves, essayant de converser en français avec les plus grands. Depuis ce jour, nombre d’enfants de tous horizons me saluent en ville en m’appelant par mon prénom ou par mon nom, ce qui est vraiment plus sympa que « Mounjou, Mounjou ! » (entendez par là « le Blanc »). L’effectif, c’est vraiment le gros problème ici. 262 élèves en CE2, un seul maitre-parent, qui dit mieux ? Les CP sont 90, tous assis à même le sol. Ce ne sont que deux exemples dans cette école surpeuplée : 1126 élèves inscrits, un seul fonctionnaire de l’état et 6 maitres-parents salariés de l’association des parents d’élèves. Exercice de CE2 : Calculez le nombre d’élèves moyen par enseignant…. En vous en tombez dans les pommes ! Après-midi consacrée aux confessions et aux confidences jusqu’à la nuit tombante.

Mardi à 9h30, alors que j’étais une fois encore en train de confesser des paroissiens assis dans un fauteuil sous un arbre, arrivent en voiture Gaétan, Simplice, Gervil, Jean-Claude (laïc centrafricain volontaire pour la gestion et le soutien des groupements locaux d’action économique) et deux hommes travaillant à la paroisse de Bakouma. Dans la voiture, du contreplaqué, une boite de miel pour mon petit dèj, et mon vélo qui revient de son périple sur la route Zacko – Bakouma, piloté samedi par Benoit. C’est une joie pour moi de les accueillir, partager ce que je vis et échanger en langue française ; eh oui, y a pas beaucoup de moment où je converse en français au long des jours ; les seuls moments réguliers, ce sont en fait ceux avec le Seigneur, puisque mon bréviaire est en français. Pour le reste, c’est en sango au fil de la journée. Après le déjeuner, Gaétan et moi animons une rencontre avec l’ensemble des enseignants de l’école (7 personnes…) et le président de l’APE, l’assoc des parents d’élèves. Au menu, les chiffres, le fonctionnement, les bienfaiteurs comme Uramin, le montant qu’on peut remettre à chacun des maitres-parents… Vers 16h30, tout ce petit monde venu de Bakouma reprend la route. Je suis déçu que Simplice ne reste pas, il n’est d’ailleurs pas venu durant tout le séjour qui s’achève mardi 25 décembre. J’aurais aimé partager tel aspect pastoral avec lui, et aussi être là en soirée pour se détendre.

Mercredi, matinée confessions (encore ! eh oui !) puis après midi avec les membres de la Conférence St Vincent-de-Paul de la paroisse. Ils m’ont accompagné dans la visite d’une 15è de gens très pauvres de tous âges à qui ils rendent visite régulièrement tout au long de l’année. J’ai donc déambulé dans le dédale de la ville, serpentant entre les maisons, entrant dans une case, m’asseyant à l’extérieur d’une autre, avec chaque fois le même rituel : salutation, prière commune, parfois confession, et départ pour une autre rencontre ; c’est chaque fois un peu trop bref à mon gout, mais c’est une première approche. J’ai pu rencontrer des gens très âgés, parfois très seuls, des jeunes marqués par le handicap, notamment une famille dont le père est sans avant bras gauche (suite à accident), et dont les trois enfants sont sourds ou très malentendants. Je suis rentré heureux de ce temps consacré à la prière avec ces plus petits de la ville que le Christ rejoint par sa naissance même.

Jeudi, c’est écrit sur les pages précédentes….

Vendredi matin, ça ressemble fort à lundi mardi mercredi: rencontres et confessions… par contre l’après midi, je l’ai consacré en partie aux 20 enfants de l’ACE qu’on appelle ici Aïta-Kwe - tous frères -. Je leur ai donné de quoi réaliser une grande banderole de 5 mètres sur laquelle ils peuvent dessiner ce que leur dit Noël, le message de Jésus, etc. C’est joli, ce qu’ils ont fait aux cours des trois après midi jusqu’à aujourd’hui. Et puis, quelle joie pour eux de pouvoir dessiner, choisir une couleur parmi tous les feutres que j’ai obtenu à Bangassou. En fin de journée, direction Fungu pour un bon bain d’eau chaude !

Samedi, c’est comme vendredi !

Dimanche, alors là par contre, ça n’a rien à voir ! Aujourd’hui en effet, c’était l’inauguration de la chapelle de Yanguchi, appelée chapelle St Michel. Je suis parti ce matin à 6h05 en voiture avec deux Servants Hugor et Fabien, le catéchiste principal de Zacko Benjamin, un chef chorale Basile, et bien sûr quelques passagers profitant de l’occasion pour se rendre à Bamara. Deux heures plus tard, après une crevaison et deux arrêts au passage à Yanguhoda et Bamara, nous arrivons à la chapelle. Tout se met en place, on s’active, les deux servants sont très efficaces, les gens heureux de la fête qui se prépare. A 8h35, début de la liturgie dehors, avec bénédiction de l’eau puis aspersion de la croix puis de la cloche, avant de faire le tour de l’église en paille et en bois. Puis nous entrons (il faut imaginer quand même qu’il n’y a pas de murs, simplement des piliers en troncs d’arbres qui supportent le toit). Là, encensement de la foule, puis début de la messe proprement dite. Après l’Evangile, homélie puis célébration des 9 baptêmes, les premiers de mon histoire de prêtre en RCA ! Benjamin le catéchiste est précieux pour toute cette étape de la messe d’inauguration. Les chants sont bien menés, la foule est heureuse. On apprend d’ailleurs à la fin de la messe, au cours des annonces, que 196 têtes (en français dans l’annonce en sango !) sont présentes aujourd’hui. Le repas est simple : riz et viande finement grillée. C’est l’occasion pour moi de discuter avec tout un tas de gens, pendant que mes deux servants s’activent à tenir mon commerce d’objets de piété. Vendus 50 FCFA, les chapelets fluorescents ont eu beaucoup de succès aujourd’hui ! Vers 13h, après le café du kodro – entendez par là le café local -, nous reprenons la voiture pour parcourir en 1h30 les 24 km qui nous séparent de Zacko. Je souffle un peu et décide d’aller voir le match de foot au stade situé en plein milieu de la ville, puis enfourche mon vélo pour descendre à Fungu. Ce soir, Paul Sappaï, le Major du centre de santé, est venu me tenir compagnie, et discuter de choses et d’autres ; c’est la deuxième fois au cours de ce séjour, et c’est vraiment très sympa de sa part. il fait froid, si si, j’ai froid aux pieds, le petit vent d’Est rafraichit la nuit de pleine lune qui fait qu’on y voit presque comme en plein jour. Je vais me coucher, demain est un autre jour !

Je réalise à l’instant que le carnet de bord est l’autre moment de mon séjour où je parle français…

 

 


Retour à l'accueil

Commentaires

Bonjour,

Vous êtes invité a visiter mon blog (fermaton.over-blog.com)

Voir la page:ÉNIGME DU PÈRE NOËL:

 

A l'heure où tout est calme, même les souris.

On avait pendu nos bas devant la cheminée,
Pour que le Père Noël les trouve dès son arrivée.

Blottis bien au chaud dans leurs petits lits,
Les enfants sages s'étaient déjà endormis.

Maman et moi, dans nos chemises de nuit,
Venions à peine de souffler la bougie,

Quand au dehors, un bruit de clochettes,
Me fit sortir d'un coup de sous ma couette.

Filant comme une flèche vers la fenêtre,
Je scrutais tout là haut le ciel étoilé.

Au dessus de la neige, la lune étincelante,
Illuminait la nuit comme si c'était le jour.

Je n'en crus pas mes yeux quand apparut au loin,
Un traîneau et huit rennes pas plus gros que le poing,

Dirigés par un petit personnage enjoué :
C'était le Père Noël je le savais.

Commentaire n°1 posté par clovis simard le 25/11/2010 à 23h24
je trouve ça vraiment fantastisque ce que vous faites je parcours vos histoires avec vous cette ville à l'air magnifique et vous y ajouter du bohneur je trouve cela vraiment bien
Commentaire n°2 posté par un de vos anciens éleves le 18/03/2008 à 18h08
Bonjour,

C'est le dépaysement total...... Nous sommes heureux de voir comment est ta nouvelle terre d'accueil. Ton blog est super génial. Les photos y sont très belles et donnent un bon aperçu des gens...

Nous espérons que tu vas bien et que ta misson se déroule au mieux. Les travaux de construction paraissent très importants et tout le monde participe....

Nous avons passé 2,5 ans à la Réunion et nous sommes rentré au Martres définitivement fin janvier 2008. Les gens là-bas sont très pratiquants : catholiques, tamoul et musulmants. Il y a aussi quelques sectes. Le prêtre dans notre paroisse était Malgache. Il était super....

Je jouais tous les dimanches à l'office de la guitare. Il y avait une dame qui jouait du clavier. Pour les grandes fêtes nous avions formé une chorale avec quelques chants à 4 voix...

Ton adresse blog nous a été donnée par Stéphanie et Benoit.

Nous te présentons toute notre amitié et nous te souhaitons bon courage.
Commentaire n°3 posté par Chantal et Jean-Luc PILON le 12/03/2008 à 21h28
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés