JOURNAL DE BORD

Qui suis-je?

Ordonné prêtre en 1995, j'ai été envoyé par Monseigneur Hippolyte Simon comme « fidei donum » en République Centrafricaine, dans le diocèse de Bangassou.

Contacts

Un courrier à m'adresser?
Un mail à m'envoyer?

ABBE MICHEL CHIDAINE
S/C MGR AGUIRRE
DIOCESE DE BANGASSOU
MAISON COMBONI
BP 1372
BANGUI
REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE


abbemitch@yahoo.fr 

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Bonjour à tous !

Je vous écris de Bangassou, après presque un mois vécu entre Bakouma et Zacko. L’accueil dans les deux lieux s’est évidemment bien passé ! Le curé de Bakouma est Gaétan, prêtre diocésain originaire du Rwanda, ordonné à Bangassou ; le vicaire des deux curés (Gaétan et moi !) est l’abbé Simplice, qui m’accompagne lors de mes visites à Zacko ; il connait bien le terrain, c’est facile avec lui d’entrer dans l’histoire locale récente. Le 4è larron est Gervil, séminariste en stage à Bakouma. L’équipe est très sympa, il y a une bonne ambiance ; on est à 3h de piste de Bangassou, si bien que nombre de gens de l’évêché viennent nous rendre visite pour se changer les idées ! Certains soirs, on regarde en DVD les chapitres de 24heures chrono saison 2, ça détend avant d’aller dormir. J’enfourche souvent mon VTT pour les ballades ou le ministère ; j’ai d’ailleurs fait sensation en arrivant dimanche 4 novembre en vélo à Bamara, chapelle située à 18 km au nord de Zacko ! Un murmure envahissait le village-rue au fur et à mesure de mon avancée au milieu des gens interloqués : « c’est l’abbé ! c’est le curé ! », ceci étant dit en sango, évidemment ! Simplice m’a aidé pour les premières homélies, afin que la forme soit correcte et compréhensible par l’assemblée. Pour le fond, je me suis adressé à l’Esprit-Saint, comme d’hab.  Zacko, c’est proche et loin de Bakouma : seulement 65 km, mais actuellement 3h30 de 4x4 haut sur pattes et qui malgré cela arrive parfois à racler le sol de cailloux ou de boue séchée. On est pratiquement les seuls à prendre la voiture sur cet axe, les gens circulent à pied la plupart du temps, parfois en moto, ou à vélo. Nombre de cyclistes sont des trafiquants,  c'est-à-dire des commerçants qui acheminent à Zacko des denrées achetées beaucoup moins chères 300 km plus au sud ; ces jeunes poussent leurs vélos surchargés et vendent leur cargaison avant de retourner sur leur vélo jusqu’au lieu d’achat de nouvelles denrées : huile de palme, manioc, ….la vie à Zacko est marquée par l’exploitation contrôlée du diamant, les collines alentour sont défoncées à la main, puisqu’il faut retirer jusqu’à 12 m de terre pour trouver les graviers dans lesquels se cachent les diamants. La paroisse est très vivante, et nombre de gens sont engagés ; il ne sera pas facile pour moi de trouver ma place dans ce lieu où les prêtres ont plutôt été de passage, ce qui a favorisé une forme d’autonomie locale avec ses aspects positifs, et d’autres moins ! Je suis basé à Bakouma, puisque le tout petit presbytère sans eau ni électricité de Zacko ne permet pas d’y vivre en permanence. Un projet de construction est en train de voir le jour, aux côtés du bloc opératoire. Je regagne Bakouma le 16 novembre, et ne reviens à Bangassou que vers le 27 décembre, après Noël. Vous pouvez m’écrire ces jours-ci, avant le 15/11, et sinon patienter pour que je vous lise ! Vous pouvez aussi m’envoyer une carte postale avec enveloppe, c’est sympa !

                                     Amitiés à chacune et chacun !          
                                       et bonne marche vers Noël !
  
                                                                              Michel                

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